événement | Hommage à André Ravéreau en Céphalonie (Grèce)

Nous publions à la suite de cet article deux textes – le premier, de Maya Ravéreau, le second d’Emmanuelle Sinagra, consule de France en Céphalonie (Grèce) – qui retrace l’hommage rendu à André Ravéreau en Céphalonie cet été.

Hommage Céphalonie 01

Samedi 04 Août, les habitants de Sainte Euphémie en Céphalonie et leurs amis ont rendu un hommage particulier à mon père, André Ravéreau, pour le récompenser de sa participation à la reconstruction de la ville, après les tremblements de terre catastrophiques de 1953. Grâce au souvenir d’un habitant de l’île, Yangos Metaxas, qui se souvenait du nom d’André alors qu’il avait environ cinq ans à cette époque, Emmanuelle Sinagra, consule honoraire de France en Céphalonie a retrouvé sa trace via le site internet d’ALADAR. Malheureusement, c’était fin octobre 2017 et André venait juste de nous quitter. Ils m’ont invitée à cette cérémonie, dont j’aimerais vous faire partager quelques moments. Ce fut une cérémonie bien émouvante, on sentait André et Manuelle parmi nous.

Pour ceux qui parlent le grec, voici un lien vers un journal Grec sur lequel la cérémonie est retracée.

Maya Ravéreau

Une soirée du 04/08/2018 à Ste Euphémie très réussie. Celle-ci a commencé par les hymnes français et grec chantés à capella. Puis sur proposition de la Consule Honoraire de France, Emmanuelle Sinagra, la mairie de Céphalonie, représentée par le vice-maire M. Evangelos Kekatos et l’adjoint au maire de la region M.Michalis Gakis, ont baptisé une rue de Ste Euphémie du nom de «Démocratie Française – André Ravéreau» en la présence émue de la fille de cet architecte français, Mme Maya Ravéreau. Le vice-maire a ensuite voulu témoigner la reconnaissance de toute l’île aux travaux d’André après les séismes de 1953, en remettant à Maya, une plaquette commémorative.

La soirée s’est poursuivie par une description de Ste Euphemie, avant 1953, présentée par Mme Roula Moustaki, Pdte de l’association du village puis par une rétrospective de la vie professionnelle de l’architecte (c’est à Céphalonie qu’il a démarré sa carrière d’architecte indépendant, mandaté par l’état français pour reconstruire 2 villages détruits par les séismes dévastateurs de 1953. A l’époque, c’est la générosité de la population française qui avait permis ces travaux) avec une projection de photos inédites, de 1954 et 1955, prises par Manuelle Roche (connue à l’époque par les habitants sous le nom d’yvonne), la future femme d’André Ravéreau. Cette rétrospective était animée par Mme Sinagra et M.Oresti Kappatos. Leur fille, Mme Maya Ravéreau, lors de son allocution (traduite par M.Yangos Metaxa) a souligné que c’est à Céphalonie que ses parents s’étaient rencontrés et qu’elle avait été conçue.

La soirée s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse et émue et était régulièrement entrecoupée de morceaux joués à la mandoline, sous la direction du maestro Socrate Benos, dont une superbe interprétation de l’hymne français. Cette jolie cérémonie s’est clôturé par quelques rafraîchissement mis à disposition gracieusement par la Chambre de Commerce de Céphalonie qui soutenait la manifestation et l’échange de quelques cadeaux. L’ensemble de la cérémonie a été orchestrée par le superbe duo franco-grec composé de Melles Hélène Kalafati et Zoï Spetsieri.

Emmanuelle Sinagra

événement | Simplicité et ostentatoire en architecture

Le 23 mars 2018, ALADAR a donné en partenariat avec le CAUE de l’Ardèche une conférence sur le thème de la simplicité volontaire en architecture. Ça a été l’occasion pour nous, amis et élèves d’André, de nous replonger dans une réflexion qu’il a ouverte autour de la question de l’ornement, du beau, de l’utile, de l’ostentatoire. Nous avons fait l’expérience de poursuivre cette réflexion dans son sillage, de mettre en lumière les interrogations qu’elle suscite, les parcours qu’elle nous invite à créer et à suivre.

affiche conférence CAUE

Nous publions ici des traces de cette réflexion, telles qu’elles sont ressorties durant la conférence :

Il nous semble qu’avec la question de la simplicité volontaire, André Ravéreau interroge la tension entre les deux pôles « simplicité » et « ostentatoire », entre lesquels oscille la volonté (ou l’absence de volonté) du constructeur. En quoi l’ostentation est-elle volontaire ? Peut-on vouloir être simple, ou la simplicité n’est-elle pas d’abord l’attribut de l’innocence ?

Nous retenons qu’une construction n’est simple que si ses principes structuraux sont clairs et discernables. Aussi, toute matière superflue (à l’image de colonnes qui sont là et pourtant ne portent rien) est à proscrire si l’on compte rester simple. La simplicité, c’est donc d’abord l’économie de matière.C’est ensuite une économie de moyens en temps, en énergie, en argent. Ne peut être vraiment simple une construction sur laquelle on se sera ni arraché les cheveux ni ruiné pour parvenir à grands frais à un effet d’épure.

André Ravéreau poursuit en interrogeant la notion de volonté. Il associe d’abord la simplicité à l’acceptation d’une certaine convention collective. Le pastiche, la contre-façon des dispositifs constructifs sont souvent un choix particulier, individuel. Une telle manière de maquiller un bâtiment est dangereuse pour la simplicité, pour l’astuce, pour le bon sens. En effet, à force de voir des détournements et des incohérences de ce genre, on finit par ne plus rien comprendre, par oublier le sens des dispositifs constructifs. Ces dispositifs forment un lexique, des mots qu’une grammaire constructive va associer pour composer un bâtiment, un abri. Si l’on mélange le sens des mots, si l’on oublie la grammaire, la langue s’effrite, elle se perd, on ne se comprend plus. Cela fait partie des raisons pour lesquelles les cultures disparaissent, par oubli progressif de leurs langues, que ce soit celle de la parole, celle de la construction ou encore celle de l’agriculture.

Il faudrait donc modérer l’individualisme pour privilégier des solutions communes, borner sa volonté personnelle aux règles établies par le groupe. Mais on voit tout de suite qu’une telle affirmation est vite dangereuse si elle est trop strictement associée à un jugement de valeur, qui ajouterait « faire bien, c’est faire avec le groupe ».

Il s’agit de ne pas tomber pas dans ce piège : si André Ravéreau rejette la gratuité de certaines initiatives individuelles, il n’a en revanche que de l’admiration pour toutes les nuances dont sont capables les habitants, à l’intérieur d’un même principe, d’une même logique constructive. Par ailleurs, nous retenons de lui l’habitude de juger les conventions collectives avec autant de sévérité que les initiatives individuelles. Dans certains cas il n’y pas de critique à faire, par exemple lorsqu’il ne s’agit finalement que de peinture, d’un ornement inoffensif en ce qui concerne la justesse des principes constructifs et la possibilité d’accéder à la simplicité.

Et puis, à l’intérieur de la convention collective (peindre son logis), les déclinaisons possibles sont parfois sont multiples et singulières. Ainsi, par volonté individuelle on fait le choix d’une couleur plutôt qu’une autre pour décorer son seuil ; par goût et par virtuosité, on s’adonne à reproduire avec soin les décors géométriques ancestraux en Kabylie. En suivant la règle collective, garante de la simplicité, on peut, individuellement et singulièrement, exercer sa liberté, afficher sa dignité d’être humain dans l’art d’habiter le monde.

À la fin de la conférence, un extrait d’article écrit par André Ravéreau a été lu, en écho à la discussion.

André Ravéreau, Architecture vernaculaire et effets plastiques, Poïesis, 1995

Cette qualité esthétique du vernaculaire à laquelle nous nous intéressons n’a pas été produite de la même manière que celle du monumental, où l’architecture consistait à faire de la représentation. Au contraire, l’esthétique du vernaculaire est celle du maçon qui n’a jamais eu la prétention d’en produire une, qui a construit sa bicoque sur toute la Terre, à travers tous les temps. Il y avait deux producteurs, maintenant, il n’y en a qu’un. Les architectes que nous sommes abordent aussi bien les programmes qui relèvent du vernaculaire que les autres; il n’y a pas de spécialiste. Ces choses qui se produisaient innocemment, nous ne pouvons plus les produire innocemment.

Donc pour faire des choses humbles, nous sommes obligés d’utiliser les démarches du faiseur de temple. Dans mon travail au CAUE de Lozère, je vois des permis de construire tous les 15 jours et on peut constater que ce maçon, ce charpentier qui au cours des âges ont produit l’esthétique dont je viens de parler, maintenant ne la produisent plus parce que justement la prolifération des matériaux, des techniques, les mettent dans un choix immense à faire. Et par rapport à la qualité du vernaculaire antérieur, on constate mondialement des indigences vraiment certaines. Quand il y a des volontés d’ostentatoire, elles sont maladroites et encore plus redoutables que l’absence de volonté. Aujourd’hui, le maitre d’oeuvre n’a pas le temps de s’approprier, de dominer le matériau comme il en a eu le loisir autrefois. […]

Une fois, je travaillais sur un projet et une étudiante qui m’avait souvent entendu parler m’a dit « Mais tu cherches la forme » et je lui ai dit « Oui, effectivement, je ne peux échapper à ce contrôle parce qu’il y a trop de choses derrière nous pour que je sois innocent et surtout parce que je n’ai pas suffisamment de certitudes comme en avait le maçon en faisant ces choses-là. Ce qui fait que je suis obligé de rechercher autour de moi des choses qui vont me rassurer et cela sans que je cherche à plagier ou à reproduire, mais je me dis : « Est-ce que ce sera aussi beau et aussi sûr que ce qu’il à fait ?

événement | Conférence « La simplicité volontaire en architecture » à Uzer (Ardèche)

La conférence d’André Ravéreau « La simplicité volontaire en architecture » sera donnée par des membres d’Aladar, vendredi 23 mars 2018 à 18h30 à la salle polyvalente d’Uzer (Ardèche).

Le sujet de la conférence s’appuie sur la pensée d’André Ravéreau, marqué par l’architecture du M’Zab et ce qu’il considère comme étant l’absolue simplicité de l’architecture. Cette simplicité l’incite à toujours s’intéresser aux lieux, aux traditions, aux matériaux disponibles localement afin de ne pas imiter une forme mais de la comprendre et de pouvoir ainsi inscrire l’architecture dans l’épaisseur d’une culture.
La notion de « simplicité volontaire » devient une approche incontournable et pourrait aujourd’hui se décliner sous le vocable de « frugalité » qui envisage le geste architectural ou urbanistique de manière à ce qu’il soit le moins consommateur de ressources.

Cette conférence est proposée par le CAUE 07 et ALADAR en partenariat avec la communauté de communes du Val de Ligne dans le cadre de l’accueil d’étudiants des écoles nationales d’architecture de Lyon et de Clermont-Ferrand qui participent à l’appel à manifestation d’intérêt pour la revitalisation des centres-bourgs.

 

événement | Hommage à la Cité de Chaillot

Le 12 mars 2018, une soirée d’hommage à André Ravéreau s’est déroulée à la Cité de Chaillot. Organisée par l’association, elle se voualit simple et conviviale, à l’image d’André.

La soirée s’ouvre sur la projection d’une vidéo dans laquelle l’architecte explique ses projets à des stagiaires de l’association.

Suivie d’une table ronde sur « La démarche in situ ».
Conversation avec :
Maya Ravéreau, architecte, fille de Manuelle Roche et d’André Ravéreau, cofondatrice d’Aladar
Fabienne et Gildo Gorza, architectes, anciens collaborateurs d’André Ravéreau au M’Zab
Jeanne Marie Gentilleau, architecte, urbaniste, cofondatrice d’Aladar
Chéhrazade Nafa, architecte et urbaniste, membre du Laboratoire Evcau, Énsa de Paris-Val-de-Seine, professeure à l’École de Chaillot et à l’Énsap de Lille
Pascal Baeteman, charpentier-maçon, ami et disciple d’André Ravéreau
Christophe Laurens, architecte, paysagiste, cofondateur du master Alternatives urbaines, Vitry-sur-Seine (ALT-U)
Olivier Troff, designer paysagiste, agrégatif à l’École normale supérieure de Paris-Saclay, ancien stagiaire d’André Ravéreau
Avec des témoignages de membres d’AladAR, émaillés d’extraits de vidéos récentes sur André Ravéreau.

Puis la projection du film sur l’hôtel des Postes à Ghardaïa, Manuelle Roche, 22 min.

Suivie d’une table ronde sur « Le rayonnement d’une pensée »
Conversation avec :
Farrokh Derakhshani, directeur du prix Aga Khan pour l’architecture, Fondation Aga Khan
Rachid Koraïchi, artiste plasticien, membre d’honneur d’AladAR
Jean Asselmeyer, réalisateur, auteur d’un film sur André Ravéreau, mai 2018
Patrick Bardou, cofondateur et directeur général des éditions Parenthèses

Modération : Francis Rambert, directeur de la Création architecturale.

Lien de l’évènement : https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/entre-engagement-et-transmission-0

événement | Hommage à André Ravéreau au DSAA de Vitry

Le DSAA alternatives urbaines (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) de Vitry/Seine à l’initiative d’un de ses professeurs, l’architecte et paysagiste Christophe Laurens, organise un événement convivial avec ses élèves en hommage à André Ravéreau, le 22 Décembre 2017 au matin dans les locaux de l’établissement.

INFORMATIONS PRATIQUES
Lycée Adolphe Chérioux,
195 rue Julian Grimau
94400 Vitry/Seine.

évènement | Rencontre aux Communs

Une rencontre de deux jours en juillet a été orchestrée à La Terrasse, près de Grenoble, autour d’André Ravéreau et du projet collectif des Communs, mené par Pascal Baeteman et Véronique Perriot. Le thème est à tiroirs : comment construire dès aujourd’hui pour demain, et comment parler aujourd’hui, ensemble, du construire pour demain? André était accompagné de trois de ses stagiaires estivaux et de quelques membres d’Aladar.

Pascal Baeteman est un envoûteur, un maçon philosophe qui jette des voûtes dans le ciel. Ses arcs de briques et ses aphorismes font tenir debout sa maison et son discours.
Véronique Perriot apporte à leur projet commun une douceur et une sérénité qui cachent bien leur jeu : franche et déterminée, elle ancre dans la grisaille du monde les fondations d’un projet ensoleillé, généreux et fédérateur.

André raconte son expérience. Acteur et critique de la modernité, il nous offre des passerelles à tendre entre les traditions d’hier et les innovations de demain. Et s’il fallait chercher à faire un pas de côté, à jeter un regard en arrière, vers le temps où ne s’étaient pas emballées les cimenteries et les aciéries, où le geste de l’artisan pesait encore?

Pascal et Véronique imaginent les Communs comme un éprouvoir, un lieu de paroles et d’actes : il s’agit de mettre la main à la pâte, au littéral et au figuré. Des causeries autour d’André ont été provoquées, pêle­-mêle, par des amis, collègues, voisins, par des architectes­-artisans, des artisans-­architectes, des constructeurs et des étudiants, rassemblés par le désir de construire autrement, selon les règles d’une société différente et plus intemporelle. André veille sur nos idées, les discute, les secoue.

L’architecte, finalement, ne serait-­il pas simplement un artisan attentif, un amoureux des propriétés de la matière et des lois de la statique, minutieux, méticuleux, intelligent de la tête aux mains ? Du dessin de linteau au plan de l’îlot, André, Pascal et Véronique nous conduisent à formuler un rêve commun : celui d’une société plus juste.

Texte de Capucine Tournilhac, Olivier Troff, Amaury Hotier.
Photographies de Jeanne Marie Gentilleau.

 

évènement | Exposition à l’école d’architecture de la Villette

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Après l’école d’architecture de Lyon, celle de la Villette accueille l’exposition « Latitudes clémentes » conçue et réalisée par le C.A.U.E. de l’Ardèche et présentant les réalisations d’André Ravéreau.

Informations pratiques : E.N.S.A. Paris la Villette, 144, avenue de Flandre, 75019 Paris, du 13 au 25 juin, du lundi au vendredi de 9h à 22h et le samedi de 9h à 19h, entrée libre.

 

 

 

 

 

évènement | table ronde à l’école d’architecture de Marne-la-vallée

Dans le cadre d’une matinée d’études le jeudi 14 avril sur le thème Pratiquer l’informalité aux marges de la précarité, André Ravéreau a été invité à parler de Leçons constructives de l’informel et du vernaculaire. La vidéo de l’intervention est disponible ici.

Esquisse de la Stoa, maison en Grèce. Dessin d'André Ravéreau / ADAGP ©

Esquisse de la Stoa, maison en Grèce. Dessin d’André Ravéreau / ADAGP ©

Pour traiter ce sujet, il a pris pour exemple son dernier projet, la maison en Grèce. Il a parlé de la démarche vernaculaire puisque bien au delà d’une simple recherche de mimétisme d’un type d’architecture propre à un pays, à un terroir, à une aire donnée et à ses habitants, l’architecture vernaculaire lui a enseigné une véritable manière de penser. Il a donc mis en évidence comment lui-même a pratiqué cette démarche vernaculaire dans cette maison remarquable.

Merci à Jeanne Marie Gentilleau et Margot Matalonga d’avoir organisé cette intervention.

évènement | Conférence à la cité de l’architecture et du patrimoine

Jeudi 21 janvier à 18H30. Dans le cadre des cours publics de Chaillot sur Le Patrimoine et le territoire : Agir pour le climat au XXIe siècle, André Ravéreau et Gilles Perraudin donneront une conférence sur l’architecture située : « D’une génération de pionniers à leurs héritiers, vers une architecture située (1950-2015) ».

À l’époque où l’idée de modernité semblait associée à un petit nombre de matériaux et de configurations spatiales dont les carences climatiques étaient corrigées par une importante consommation énergétique, André Ravéreau a souhaité agir autrement dans l’élaboration de son architecture.

Encore étudiant, un voyage au M’Zab lui a permis de faire la relation entre l’ingéniosité de la construction vernaculaire et le bien-être ressenti dans ces bâtiments. Depuis ce moment, il n’a cessé de tirer des leçons de l’infinie combinatoire des architectures qu’il qualifie de « situées », afin de les extrapoler à des situations nouvelles.

Pour André Ravéreau, tous les étudiants en architecture devraient obligatoirement être instruits des conditions géographiques et sociales, et invités à étudier des architectures liées à leur lieu d’enseignement, le plus accessible pour eux à ce moment-là, afin de s’exercer à voir et comprendre la manière dont les « anciens » ont su s’adapter aux contraintes locales. Charge aux jeunes de créer des architectures aussi pertinentes pour les conditions de leur époque et d’autres lieux.

Loin d’être anecdotique, voire folklorique comme cela pourrait être perçu, cette approche est pour André Ravéreau une méthode essentielle. Il l’illustrera par l’exemple, dans cette communication.

Texte de présentation de la conférence : propos recueillis par Maya Ravéreau

évènement | Conférence à Lentillères

Cette année, à l’occasion de l’Assemblée Générale d’ALADAR, André Ravéreau donnera une conférence sur le siège. Pour découvrir le programme de l’ensemble de l’A.G., cliquez ici.

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En quoi l’assise est-elle déterminante en grande partie dans l’organisation d’un espace ? Pour mieux éprouver ses propos, l’évènement aura une pointe d’originalité : la salle des fêtes sera vêtue de tapis, et la conférence aura lieu au sol, selon la tradition répandue dans les climats méditerranéens (et plus généralement, les climats chauds). Pensez à apporter un coussin pour votre plus grand confort !

André Ravéreau est architecte. Né en 1919, il cumule aujourd’hui une œuvre construite et écrite en faveur d’une architecture cohérente et située. Il s’est beaucoup consacré à l’étude des architectures et cultures méditerranéennes, toujours dans le souci de comparer la pertinence du geste savant à celui du savoir-faire vernaculaire.

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